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Capital-investissement : Les modes d'intervention

Le capital-risque:

Dans la pratique, les entreprises peuvent recourir au capital-investissement, aussi bien en phase de création qu’en pleine activité, pour favoriser leur développement.

En effet, plusieurs modes d’intervention sont possibles en fonction des besoins en financement de l’entreprise concernée :

Le capital-risque : il intervient en phase de création de l’entreprise. En prime du capital, les investisseurs apportent à l’entreprise leurs expériences à la création d’entreprises et leurs réseaux de connaissances (capital d’amorçage). On y recourt aussi pour les premières phases de développement d’entreprises innovantes ou proposant des technologies à fort potentiel de retour sur investissement.


En ce domaine, la France a la particularité d’utiliser le terme « risque » pour qualifier cet investissement alors que les autres pays - notamment, anglo-saxons - préfèrent le terme « opportunité ».

En réalité, il s’agit des deux faces d’une même médaille : on parle de risque puisque la réussite de l’entreprise n’est pas garantie (l’échec est au rendez-vous bien plus souvent que la réussite), et d’opportunité puisqu’il s’agit d’une occasion de faire fructifier son investissement, lorsque l’entreprise rencontre le succès espéré.

 

Outre le capital-risque, le capital-investissement peut revêtir plusieurs formes et intervenir à différentes phases de la vie de l’entreprise, dès la création et jusqu’au redressement.

A ce titre, d’autres modes d’intervention du capital-investissement sont possibles :

  • Le capital-développement : il s’agit, en quelque sorte, d’un prolongement du capital-risque dans la mesure où il s’adresse aux entreprises en activité, ayant un bon positionnement sur le marché, qui ont une taille significative et une comptabilité vivante. Ce capital vise à financer le développement interne ou externe de l’entreprise.
  • Le capital-transmission : il consiste à acquérir des parts du capital pour en transmettre la propriété aux investisseurs (opérations de buy-out). Pour ce faire, le recours à des emprunts bancaires est très fréquent. On parle alors de rachats avec effet de levier, plus connus sous l’abréviation LBO (de l’anglais, leveraged buy-out).
  • Le capital-retournement : dans ce cas, le financement se fait par l’acquisition de parts majoritaires du capital de l’entreprise. Les investisseurs rachètent les parts sociales en vue de redresser l’entreprise, en butte à des difficultés financières.
     




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