Tout comme la rupture conventionnelle du contrat de travail, le départ négocié est une forme de rupture de contrat à l’amiable qui se déroule en dehors de tout litige. Ce n’est ni un licenciement, ni une démission, mais un accord de rupture conclu entre employeur et salarié.
Il est également appelé « rupture négociée », « rupture amiable » ou encore « résiliation conventionnelle ».
Les salariés ont assez rarement recours au départ négocié, en raison, notamment, du fait que ce mode de rupture met fin au contrat sans pour autant produire les effets du licenciement (l'assurance chômage).
Contrairement à la rupture conventionnelle, le départ négocié est « ouvert » à tout type de contrat de travail :
Les salariés en CDI
Les salariés en CDD
Les contrats d'apprentissage
Les contrats de professionnalisation
Le CUI (Contrat Unique d'Insertion)
Ne peuvent pas bénéficier d’un départ négocié :
Les représentants du personnel
Les salariés victimes d'un AT ou d’une maladie professionnelle
Les salariés déclarés inaptes par le médecin du travail
Deux différences majeures sont à distinguer :
- La procédure : elle est bien plus simplifiée dans le cas d’un départ négocié puisqu’aucun entretien, aucune formalité, ni aucun écrit (bien que conseillé) ne sont imposés.
- Les indemnités : seul le salarié usant de la rupture conventionnelle peut en bénéficier. Cette indemnité est (au minimum) égale à l'indemnité de licenciement (légale ou conventionnelle)