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Définition du chiffre d'affaires

Publié le mardi 23 avril 2013, mis à jour le mardi 22 mars 2016

Le chiffre d’affaire (CA) correspond au montant total des encaissements sans frais ou tout simplement tout l’argent rentrant dans les comptes de l’entreprise. On peut également le définir comme le montant hors taxe de l’ensemble des transactions réalisées par l’entreprise avec des tiers dans le cadre de son activité. Mais que révèle au juste le CA et permet-il d’évaluer l’activité de l’entreprise ?

Définition du chiffre d'affaires (CA)

Le chiffre d'affaires (CA) est le total des ventes et/ou prestations  réalisées avec des tiers dans le cadre d’une activité normale.

Il peut se décomposer soit en ventes de marchandises soit en prestations de services soit les deux. 
Il peut se calculer à n’importe quelle période : mensuel-trimestriel-semestriel – annuel.
Il est retenu en  HT dans les comptes annuels  et constitue en règle générale le premier indicateur de performance économique de l’entreprise. Il faut donc être très attentif à ses fluctuations car il a un impact direct sur la trésorerie de l’entreprise. Il doit avant tout permettre de couvrir l’ensemble des coûts mais pouvoir dégager du résultat pour amortir les emprunts ou réaliser des investissements…
Ce chiffre d’affaires généré, il faut à tout prix qu’il rentre en trésorerie : cela veut dire que les clients doivent payer et ne doivent pas être douteux sinon l’entreprise peut se retrouver en difficulté financière.

Les régimes applicables 

C’est un élément de référence pour connaître la taille de l’entreprise : TPE-PME ou grande entreprise sur le plan économique et sur le plan fiscal il sert de base pour  le choix du régime fiscal : auto-entrepreneur, micro, réel …franchise en base pour la TVA

Le choix du régime fiscal dépend du chiffre d’affaires que vous allez réaliser et de l’activité que vous exercez :

Le régime des auto-entrepreneurs et micro entreprise

82 200 € HT pour les professionnels de l’achat-revente, de la vente à consommer sur place et de la fourniture de logement (y compris les activités de location de gîtes ruraux, de meublés de tourisme ou de chambres d’hôtes.

- 32 900 € HT pour les prestataires de services, les titulaires de revenus non commerciaux et les loueurs en meublés (à l’exception des locations visées ci-dessus).

Si l’activité se rattache aux deux catégories, le régime micro est applicable si le chiffre d’affaires global n’excède pas 82 200 € hors taxes et si le chiffre d’affaires afférent aux opérations autres que les ventes et la fourniture de logement ne dépasse pas 32 900 €.

* Régime applicable pour l’entreprise individuelle.
* Intéressant au démarrage d’une entreprise
* le non assujettissement à la TVA rend l’entreprise plus compétitive au niveau tarif par rapport aux concurrents qui sont assujettis à la TVA (exemple : 20% moins cher si taux TVA 20% surtout pour le particulier qui ne récupère pas la TVA) 
* principal soucis la fluctuation du chiffre qui augmente ou baisse notamment par rapport à l’activité 

Le régime du réel simplifié d’imposition

Le régime simplifié d’imposition s’applique de plein droit lorsque le chiffre d’affaires hors taxes annuel de l’entreprise est compris entre :

- 82 200 euros et 783 000 euros pour les ventes et prestations d’hébergement ;
- 32 900 euros et 236 000 euros pour les prestations de services ;

Le régime réel normal

Au-delà de ces limites on passe au régime réel normal : 
- Obligation de tenir une comptabilité et d’adhérer à un centre de gestion si on ne veut pas que ces résultats soient majorés de 25% ;
- Coût de l’expert-comptable en termes d’honoraires  ;

Si on est en-dessous de ces seuils on peut opter pour le régime du réel : notamment si on a des investissements pour pouvoir récupérer la TVA. 

Exemple de calcul de chiffre d’affaires

Le chiffre d’affaires varie selon la politique commerciale choisie, selon la stratégie de l’entreprise (ouverture Ets secondaire, développement d’un nouveau produit ou service…). Il est variable et fait intervenir des données tel que : nombre de produits ou services rendus  - le prix de vente.

Exemple :
Vous êtes commerçant il vous suffit de prendre le nombre d’articles vendus multipliés par les prix de vente HT auquel vous rajoutez le taux de TVA correspondant à votre activité et vous obtenez votre chiffre d’affaires TTC.

Vous êtes prestataire tel qu’un plombier vous allez facturer la pièce vendue avec un coefficient multiplicateur (prix d’achat HT + une marge) et le nombre d’heures passées multipliées par le taux horaire : l’addition des deux donnant votre chiffre d’affaires si vous facturez en temps réel sinon vous pouvez aussi pratiquer un forfait horaire.

Les différents types de chiffres d’affaires

Si la concurrence est trop rude et le prix sensible on augmente le volume. Par contre dans le cas inverse on augmente le prix. Ces variables doivent sans cesse être analysées pour optimiser le chiffre d’affaires tout en tenant compte du marché.
Il peut être réel, prévisionnel, analytique … tout dépend des besoins d’analyse au niveau de l’activité.

Le chiffre d’affaire réel et prévisionnel

Un chiffre réel : il est réalisé c'est-à-dire facturé et encaissé : le prestataire a effectué le service et le commerçant a réalisé la vente de l’article dans sa boutique.
Le chiffre d’affaires prévisionnel : il n’est pas réalisé. Par exemple, on fait une estimation d’un nombre d’articles achetés revendus à un certain prix déterminé pour trouver le chiffre d’affaires prévisionnel. 

Pour approcher ces prévisions on se sert d’études de marché, de monographies des centres de gestion et on fait sa propre analyse de gestion en fonction des moyens dont on dispose pour réaliser un tel chiffre : est-ce qu’on va travailler seul, quels moyens humains et techniques sont à notre disposition, quels sont nos moyens financiers, …. Tout dépend de  l’ambition du projet.

Le chiffre d’affaire analytique

Le chiffre d’affaires analytique sera plus présent dans une activité de production : on va faire intervenir des notions de coûts variables et coûts fixes par produit pour arriver à déterminer un prix de revient par produit qui nous permettra de fixer le prix de vente pour chaque produit. 
Il y a, à la base, la volonté d’analyse des coûts pour mieux intervenir sur la fixation de son prix de vente qui à terme donnera le chiffre d’affaires.
Il ne faut pas confondre chiffre d’affaires et résultat. Le chiffre d’affaires déduction faite des charges donne le résultat. 

Optimisation du chiffre d’affaires

Pour pouvoir faire progresser son CA, il faut agir sur les trois composantes qui le régissent, à savoir le volume, le nombre de clients et le prix. Ainsi il faut mettre en place une segmentation des clients, maîtriser les produits commerciaux et appréhender le risque inhérent à ses choix stratégiques. Il est par exemple possible de cibler une augmentation du nombre de clients par le biais de la publicité. Ceci étant fait, fidéliser la clientèle acquise par le bais d’une relation solide et privilégiée va logiquement conduire vers une augmentation de la valeur des paniers et de ce fait jouer sur le CA.

Il est aussi envisageable de penser à la diversification de ses produits entre moyenne et haute gamme de sorte à répondre aux besoins de ses différents pools de clients.

En somme, sachez que la véritable force d’une entreprise réside dans les bénéfices qu’elle réalise et non dans le chiffre d’affaire atteint. Deux notions à ne pas confondre donc pour garantir la santé financière de sa structure.

Conclusion

Pour conclure le chiffre d’affaires est un élément clé de l’entreprise. Il ne faut pas le négliger. Il contribue à accroître la rentabilité de l’entreprise et sa compétitivité. Le chef d’entreprise doit pouvoir se poser les bonnes questions. À un moment donné il doit se demander s’il doit encore le développer ou pas car cela implique alors l’accroissement de poste de charges, chiffre d’affaires et charges étant étroitement liés. 
Le choix du régime fiscal est aussi important : il faut savoir estimer son chiffre de démarrage qui peut conditionner le choix du régime fiscal : l’enjeu est important pour la rentabilité future car chaque régime fiscal à ces avantages et inconvénients. Prendre conseil parait important pour éviter les pièges liés à des mauvais choix : chaque cas est particulier. Le prévisionnel sera indispensable en tant que d’outil d’aide à la prise de décision et sera attendu par le conseil et banquier.

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