La conciliation est une procédure entrée en vigueur récemment, en janvier 2006, instituée par la loi de sauvegarde des entreprises. Si les difficultés financières sont prévisibles, importantes ou certaines, il est possible de recourir à ce processus. Cependant, pour pouvoir y faire appel, les problèmes doivent être irrémédiables à court terme. En effet, la conciliation est ouverte même en cas de cessation de paiements, sauf si elle excède les 45 jours.
Il devient alors possible d’éviter le redressement fiscal ainsi que le dépôt de bilan sous réserve de trouver une solution efficace pour résoudre les problèmes de l’entreprise dans les plus brefs délais. Il faudra se mettre d’accord avec les principaux créanciers pour espérer assurer une pérennité à la société.
Dans la conciliation, tout comme dans le mandat ad hoc, le chef d’entreprise doit demander au tribunal de commerce de nommer une personne indépendante chargée de collaborer avec lui.
Le conciliateur a pour mission de trouver un accord amiable entre les principaux créanciers et la société pour laquelle il propose ses services. Cet arrangement portera essentiellement sur l’étalement des dettes voire même la renonciation aux créances et aux nouveaux concours financiers.
Une fois l’accord fait, il est possible de faire un choix entre deux possibilités :
Pour avoir recours à cette procédure, le chef d’entreprise devra demander au président du tribunal de l’ouvrir. Il faudra qu’il constitue un dossier qui comporte :
Dès le dépôt de dossier, le président fixera un entretien durant lequel le chef d’entreprise exposera ses explications. Si la requête est acceptée, le président du tribunal assignera un conciliateur à la mission et fixera ses objectifs ainsi que sa rémunération.
La procédure de conciliation reste, tout comme le mandat ad hoc, une technique souple, rapide et confidentielle. Si le chef d’entreprise choisit de garder secret cet accord, il sera dès lors sécurisé. En cas d’homologation, il pourra bénéficier de deux avantages intéressants ;
De toute façon, si l’entreprise se retrouve en cessation de paiement, la conciliation représente la meilleure solution pour éviter le redressement fiscal et espérer passer le cap de cette crise financière.
La démarche à suivre pour optimiser les chances de réussite de cette procédure se résume en trois points essentiels :