C’est une obligation légale, et ce, depuis la réforme de la formation continue de 2004. Chaque entreprise doit proposer à ses salariés de faire un bilan sur son parcours professionnel avec un supérieur hiérarchique. L’entretien doit avoir lieu une fois tous les deux ans, au moins.
Destinée à offrir au salarié l’occasion de faire le point et d’envisager, éventuellement, une formation complémentaire pour améliorer ses compétences, la procédure a pour but plus global de réduire les inégalités d’accès à la formation.
Pourtant, en France, la notion d’entretien professionnel a eu du mal à trouver sa place dans la culture d’entreprise. Si la pratique a été bien accueillie par les cadres, les ouvriers et professions intermédiaires peinaient, quant à eux, à l’adopter.
Grâce aux efforts répétés des directions d’entreprises (diffusion d’informations sur le lieu de travail, accords d’entreprises…), de plus en plus de salariés profitent de cet entretien pour suivre une formation, un cours ou un stage financé par l’entreprise.
La procédure bénéficie également en grande partie aux sociétés elles-mêmes puisqu’elles gagnent en compétence et en qualification sans avoir à embaucher de nouveaux salariés.
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