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Le fonctionnement et l’analyse des prix prédateurs : l’analyse classique
Publié le 7 avril 2015
Les premières ébauches de théorie des prix prédateurs découlent de l’argument du « portefeuille bien rembourré » également appelé « poche profonde » (deep pocket), développé notamment par C. Edwards.
Les fondements de l’analyse classique :
Toute grande entreprise cherche à écarter les petits concurrents du marché en menant une guerre des prix provoquant des pertes pour les deux firmes.
Toute petite entreprise, ayant des ressources limitées, n’est pas capable de supporter indéfiniment de telles pertes et doit abandonner le marché à son rival.
Cette idée a été qualifiée de « mythe » par Ronald H. Koller en 1971.
Alors que, John S. Mc Gee a été le premier économiste à remettre en cause la pertinence d’une telle politique dans son étude « Predatory Price Cutting : The Standard Oil (N.J.) Case ». Ce dernier a analysé le démantèlement de la Standard Oil Company de Rockefeller et en a déduit les raisons pour lesquelles la prédation est peu viable :
Il s’agit d’une politique trop coûteuse et peu rationnelle ;
Les opérations de fusion-acquisition sont moins coûteuses et permettent d’acquérir une position de monopole ;
Les concurrents peuvent revenir sur le marché du fait de la préservation de leurs capacités de production ou de l’ouverture d’une ligne de crédit qui ne dépendrait pas de leurs performances à court terme.
Les clients ont intérêt à aider la firme agressée pour ne pas se retrouver face à un monopole.