Entreprise en difficulté : 5 erreurs à ne pas commettre

Entreprise en difficulté • Publié le lundi 9 novembre 2015, mis à jour le jeudi 16 juin 2016
Entreprise en difficulté : 5 erreurs à ne pas commettre
La crise de 2007/2008 pèse encore sur l’économie et les entreprises françaises et le pays connaissait encore plus de 62 000 entreprises en difficulté en 2014. Le problème vient principalement du fait que de nombreux entrepreneurs, face à des difficultés, prennent des décisions qui signent la mort de leur entreprise. Voici donc 5 erreurs à éviter quand on rencontre des difficultés.

Réduire la qualité des produits/services

Face à des difficultés, on conseille toujours aux entreprises de réduire leurs coûts pour protéger leur trésorerie. Le problème, c’est que de nombreux dirigeants vont un peu trop loin dans la réduction des coûts et choisissent d’impacter la qualité des produits et services proposés.
Matières premières de moindre qualité, moins de temps passé sur une prestation, quantités moindres à prix égal, etc. sont des mesures classiques de dirigeants qui estiment qu’en réduisant les coûts de production/réalisation, ils augmenteront leur marge et compenseront ainsi une baisse de chiffre d’affaires.

C’est une des pires erreurs à commettre. Car l’objectif d’une entreprise en difficulté est de se maintenir durablement sur le marché et d’augmenter son chiffre d’affaires. En réduisant la qualité, on augmente ponctuellement sa marge, mais on risque surtout de perdre des clients et de ternir l’image de marque de l’entreprise, rendant la conquête de nouveaux clients beaucoup plus difficile, voire impossible.
Au contraire, face à des difficultés, il faut tout mettre en œuvre pour être recommandé par ses clients en garantissant leur satisfaction.

Mettre une pression excessive sur les salariés

L’autre travers, légitime, des patrons qui font face à des difficultés est de mettre une pression excessive sur les salariés, en imaginant que cela va les motiver pour se donner à fond. C’est une grave erreur : l’effet est généralement inverse. Une pression excessive dans une situation déjà délicate ne fait qu’empirer les choses. Les salariés travaillent moins bien, de manière moins efficace, paniquent, perdent en motivation ou finissent en burn-out. Le résultat : une productivité en baisse et, surtout, un risque de démissions, d’arrêts maladie, etc. qui achèveront de mettre l’entreprise en difficulté.
Le management empathique et participatif, la transparence, l’échange, l’innovation et la création d’un esprit d’équipe sont au contraire les clés pour rappeler aux salariés que vous êtes tous dans le même bateau et solliciter de leur part des idées pour redresser la barre.

Ne pas payer ses dettes

Une dette doit être payée ! Toujours et quoi qu’il arrive ! Et ce, même si cela implique d’en étaler le paiement. Les services de l’Etat notamment (impôts, URSSAF) sont généralement ouverts aux échelonnements en cas de difficultés financières. Certains fournisseurs peuvent également accepter un étalement du paiement de leurs factures. En dernier lieu, vous pouvez solliciter des solutions d’affacturage ou de Dailly. Mais une dette doit toujours être payée pour éviter les poursuites et les pénalités de retard !

Vendre à tout prix, y compris à perte

Beaucoup de dirigeants pensent, face à des difficultés, que le plus important est de remonter le chiffre d’affaires pour obtenir, dans des délais courts, de la trésorerie. Dans cette logique, ils sont prêts à vendre presque à perte voire à perte (ce qui, rappelons-le, est interdit) pour obtenir des liquidités. Outre le fait qu’il est interdit de vendre à perte, cette solution n’est qu’un pansement toxique qui aura pour effet de creuser les pertes de l’entreprise ! En cas de difficultés, il faut continuer à vendre au même prix. Le levier sur lequel on peut jouer est l’escompte accordé en cas de paiement accéléré des factures.

Ne pas utiliser des dispositifs de redressement

Il existe enfin des dispositifs, notamment le dispositif de redressement judiciaire, qui permettent à une entreprise une sorte de pause dans ses dettes tout en continuant son activité, avec en plus la possibilité d’obtenir des préconisations de restructuration destinées à préserver la continuité de l’activité et la préservation de l’emploi.

En cas de cessation de paiement, même avec une trésorerie positive, il faut utiliser le levier du redressement judiciaire !

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