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Santé financière de son entreprise : les 5 signaux d’alerte à surveiller

Publié le mercredi 18 février 2015

Pour assurer la pérennité de son entreprise, il est primordial de réagir à temps lorsque les difficultés se présentent. Le timing est la clé pour redresser une entreprise en difficulté : c’est avant que les difficultés soient insurmontables qu’il faut mettre en œuvre des stratégies pour les dépasser et éventuellement sonner l’alerte et solliciter une aide extérieur. Pour cela, il y a 5 signaux à surveiller concernant la santé financière de son entreprise.

La trésorerie : le nerf de la guerre

Nous ne le répéterons jamais assez mais la trésorerie est le nerf de la guerre. Car quel que soit le nombre de contrats/devis que vous avez signés, si vous n’avez pas la trésorerie pour payer vos charges, les salaires, etc. vous n’allez pas pouvoir tenir jusqu’à ce que les contrats soient facturés ! En 2011, des dizaines d’entreprises qui avaient pourtant réussi à remonter la pente après la crise et avaient un carnet de commande plein ont dû mettre la clé sous la porte faute de trésorerie : la crise l’avait fait fondre et les banques ne voulaient plus financer la trésorerie. La faillite est survenue.

Pour éviter cela, il faut surveiller sa trésorerie : elle doit être égale au moins à 3 mois de charges/frais. En gros, votre trésorerie doit vous permettre de tenir 3 mois sans chiffre d’affaires. Si ce n’est pas le cas, ou mieux, si vous sentez que vous atteindrez bientôt ce seuil critique, vous devez solliciter votre banquier pour effectuer un prêt.

N’oubliez pas qu’un prêt professionnel peut être remboursé intégralement à tout moment sans aucune pénalité. Rien ne vous empêche donc de financer ponctuellement votre trésorerie par l’emprunt puis de rembourser votre prêt dès lors que votre activité vous le permet.

Le CA : un indicateur central

Bien sûr, juste après votre trésorerie, c’est votre chiffre d’affaires, et surtout votre chiffre d’affaires prévisionnel, qui est un indicateur clé de la santé financière de votre entreprise, puisque c’est votre CA qui est votre source de trésorerie. Mais il faut ici prendre en compte non pas les contrats signés, c’est-à-dire le CA conçu d’un point de vue comptable, mais le CA encaissé/encaissable.

En d’autres termes, vous devez intégrer la notion de loi d’encaissement pour avoir une vision à moyen terme de vos recettes. Tel contrat sera encaissé dans 3 semaines, tel autre dans 1 mois, etc. Cela vous permettra de mieux anticiper et d’avoir un plan de trésorerie adapté à la réalité de votre CA. Cela vous permettra de mieux percevoir l’urgence ou non de votre besoin en trésorerie.

Le carnet de commande qui réduit comme peau de chagrin

La trésorerie et le CA vous permettent d’avoir une vision comptable de la santé financière de votre entreprise. Mais il existe d’autres critères, d’autres signaux d’alerte, qui peuvent également vous servir à analyser la santé de votre entreprise. Bien sûr, le carnet de commandes est de ceux-là.
Si votre carnet de commande se réduit de plus en plus, il faut rapidement réagir avant qu’il soit complètement vide, ou insuffisant pour vous permettre de faire face à vos diverses échéances.

Mais là, la solution n’est ni bancaire ni comptable : elle est commerciale et marketing. Face à une réduction de votre carnet de commande, il faut vite s’interroger pour savoir :

  • Si cette baisse est structurelle : commerciaux inefficaces, offre inadaptée au marché, etc.

  • Si la baisse est conjoncturelle : crise économique, vacances, etc.

Dans un cas comme dans l’autre, si cette faiblesse de votre carnet de commande met en danger votre entreprise, alors vous devez réagir. Et si vos équipes n’arrivent pas à développer des solutions, il faut parfois ne pas hésiter à faire intervenir un expert extérieur (coach, consultant, communicant, agence de communication, etc.)

La marge : l’indicateur corollaire indispensable

La marge est également capitale : si vous réalisez un CA colossal mais que vous enregistrez presque autant de dépenses que de recettes, alors vous fondez droit dans le mur. Oui, on peut mettre la clé sous la porte en réalisant plusieurs centaines de milliers d’euros de chiffre d’affaires ! Face à une marge trop faible, il faut revoir son organisation, ses structures de coûts, ses commerciaux, etc.

Pour cela, il est important de faire des soldes intermédiaires de gestion tous les 3 mois pour avoir une idée de votre marge, presque en temps réel.

Les risques extérieurs

Enfin, la santé financière de votre entreprise dépend de risques extérieurs. Même si votre entreprise va bien à un moment T, si le marché évolue dans le mauvais sens, il est possible que cela ne dure pas. Evolution de la législation (pensons à ces fabricants français d’éthylotests pour voiture qui ont embauché et fabriqué en masse en pensant que la loi passerait… puis plus rien.), arrivée d’une innovation inattendue, arrivée d’un concurrent, obsolescence d’une technologie, etc. Tous ces éléments peuvent conduire, progressivement ou brutalement, à une évolution de la santé financière de votre entreprise. Soyez vigilant, maintenez une veille active. Et ce, de manière à réagir vite.

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