Les arguments en faveur d’un taux de change fixe

Théoriquement, en régime de taux de changes fixes, les autorités n’ont aucune marge de manœuvre dans la détermination des taux d’intérêt :

La mobilité des capitaux (s’il n y a pas de contrôle des changes) permet des opérations d’arbitrage entre titres nationaux et étrangers ;
La rémunération des titres nationaux doit être égale à celle des titres étrangers s’il n’y a pas un risque de dévaluation. Si de plus la théorie de la parité des pouvoirs d’achat est vérifiée, l’égalité concerne les taux réels.
Dans les faits, même en régime de changes fixes, il peut exister une relative autonomie pour fixer le niveau des taux d’intérêt si la mobilité des capitaux n’est pas parfaite (le contrôle des changes restreint par exemple la détention d’actifs monétaires étrangers) et si la substituabilité ente actifs financiers est insuffisante quand il existe toujours un risque de modification du taux de change.

Ceci est d’autant plus vrai que les monnaies européennes fluctuent à l’intérieur d’une marge autorisée (2.25 % de part et d’autre du cours pivot, soit 4.5 % au total). Les autorités peuvent donc utiliser les taux d’intérêt à la marge pour poursuivre des objectifs internes et répondre à des tensions provisoires sur le change en manipulant d’autres instruments (réserves obligatoires, interventions sur le marché des changes ou politique d’open market).

Cependant à moyen terme, l’objectif de masse monétaire doit correspondre à un taux d’inflation qui permette de maintenir le cours de change fixé.
 

 

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