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C’est la crise, et alors ?

Publié le mercredi 11 février 2015

Depuis 2008, médias et dirigeants ne cessent de nous étourdir de cette crise qui n’en finirait pas et qui semble surtout une belle excuse pour cacher l’incapacité de nos gouvernants à redresser la barre et la volonté de nos médias de ne surtout pas aborder de problèmes de fond. Pourtant, si la situation économique est indéniablement délicate, les petites entreprises, elles, n’ont pas le choix : elles font face. Car elles ne peuvent pas compter sur les aides publiques et le soutien des super-VRP que sont nos présidents successifs, contrairement aux grandes entreprises. Faisons le point sur les stratégies utilisées par les petites entreprises pour faire face à la crise.

Le partage des salariés

En période de crise l’embauche est délicate en raison des risques qu’elle implique et des coûts qu’elle engendre. Qu’à cela ne tienne : les petites entreprises font face et se regroupent pour utiliser le temps partagé.

Fin 2014, on comptait 5 200 groupements d’employeurs en France. Ces groupements embauchent des salariés qui sont ensuite mis à disposition des entreprises composant le groupement. En contrepartie, les entreprises financent toutes le groupement à hauteur de l’exploitation qu’elles font des ressources mises à disposition.

Malin, collaboratif, moderne et performant, ce mode d’embauche tend à se développer de plus en plus et permet même à des TPE d’avoir accès à des compétences qui leur seraient interdites autrement pour d’évidentes raisons de coûts.

Face à la crise, les TPE ne réclament pas des aides au Gouvernement ; elles innovent.


L’amélioration du service client

Oui, des entreprises ferment. Oui, des carnets de commandes se vident. Mais parallèlement, des entreprises génèrent des chiffres d’affaires colossaux. Comment font-elles ? Elles améliorent leur service client.

Car en temps de crise, les consommateurs, qui ont développé une méfiance vis-à-vis du monde économique, sont de plus en plus exigeants quant à la manière dont les entreprises gèrent leur relation client. Accompagnement, conseil, réactivité, disponibilité, services complémentaires : voilà les clés d’un service client de qualité qui génère du chiffre d’affaires.

L’évolution du management

En période de crise, on fait la chasse aux coûts inutiles, la chasse au gaspi, comme on disait dans les années 70. Parallèlement, on cherche à maximiser la performance des équipes, de l’entreprise. Ces deux aspects vont de pair : on réduit les coûts et on améliore la performance pour, in fine, augmenter la marge et la productivité.

Cela passe par des innovations managériales longtemps repoussées. Leadership compassionnel, management empathique, méthodes agiles, management participatif, sensibilisation des salariés, accentuation de la culture d’entreprise. En temps de crise, beaucoup de dirigeants de petites entreprises ont compris que leurs salariés étaient leurs forces vives et pouvaient, devaient, être les acteurs de la réussite de l’entreprise.

Bien-être, écoute, collaboration sont donc devenues les clés d’un management qui marche et qui fait avancer les entreprises vers un avenir économique meilleur.

On oublie le low-cost

Il n’est pas anodin de remarquer que depuis le début de la crise, la consommation locale, la consommation bio et la consommation de produits français ont, elles, augmenté. Bien sûr, notamment dans les supermarchés, le discount continue de bien fonctionner, de même que dans la bijouterie (où le 9 carats est devenu la norme pour beaucoup de consommateurs), les accessoires de téléphonie, etc.

Mais pour le reste, les consommateurs préfèrent consommer moins, et mieux. Alors certaines entreprises ont choisi de tout miser sur la qualité plutôt que sur le low-cost. Et ça marche. Pour exemple, la Camif a innové en prenant un risque considérable : 70% de son catalogue est désormais Made in France (et beaucoup plus cher que chez les concurrents), le reste vient en presque titalité d’Europe. Elle a augmenté ses ventes en moyenne de plus de 100% (jusqu’à 250% sur certaines gammes de produits).

C’est la crise, et alors ? Les petites entreprises françaises peuvent faire face, grâce à leur agilité et leur capacité d’innovation.

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