Comment faire de bons placements de trésorerie ?

Comment faire de bons placements de trésorerie ?

Création d'entreprise • Publié le mercredi 23 octobre 2013, mis à jour le dimanche 20 mars 2016

Vous êtes un professionnel désireux de constituer une trésorerie professionnelle à haut rendement ? Ou alors vous voulez utiliser toutes les interactions entre vos outils professionnels et votre patrimoine privé ? Ou bien encore vous souhaitez bénéficier d'une solution financière optimale à très faible coût fiscal ? Ce dossier est fait pour vous. Nous nous proposons ainsi, de par cette information patrimoniale, de vous montrer comment valoriser vos revenus professionnels et votre patrimoine privé.

L’entreprise et sa trésorerie

Depuis plusieurs années, la gestion de la trésorerie des entreprises est le parent pauvre de la finance. En effet, les choix sont plutôt limités (exemples : comptes à terme, placements over-night) et les rentabilités restent, en règle générale, plutôt décevantes.

Due en grande partie aux mouvements rapides des flux financiers, cette faiblesse empêche des stratégies de placement à long termes. Ainsi de nos jours, seules les très grosses entreprises sont capables de se démarquer du plus grand nombre en exigeant de leurs banques des rentabilités exorbitantes.

Pour les petites et moyennes entreprises, la situation est totalement différente. En effet, pour elles la situation économique personnelle du chef d'entreprise a autant d'importance que la situation économique de l'entreprise elle-même. Il existe cependant une solution patrimoniale, connue de très peu de personnes mais qui est pourtant efficace de manière redoutable : « L'achat de valeurs mobilières en démembrement ».

Mettant de côté le très haut niveau de rentabilité financière que ce type d'investissement procure à votre entreprise, notez qu’une telle opération a notamment pour effet de renforcer le patrimoine privé du chef d'entreprise. 

L'achat de valeurs mobilières en démembrement

Qu'il s'agisse de biens immobiliers (appartements) ou de valeurs mobilières (actions, obligations, FCP, SICAV),  n’oubliez pas que pour tout type de bien, il existe trois formes juridiques de détention : 

  • la pleine propriété : Cette forme juridique confère à son propriétaire l'intégralité des droits sur le bien. Vous pourrez ainsi  le vendre, le louer, en retirer des revenus, le donner en garantie, l'aliéner...

  • l'usufruit : Cette forme juridique confère à son propriétaire uniquement le droit d'user du bien et d'en percevoir les revenus.

  • la nue-propriété : Cette forme juridique confère à son propriétaire le seul droit de détenir le bien.

Dans le cas où le bien est démembré, l'usufruit et la nue-propriété se divisent sur deux différentes personnes. Ainsi, l'une d’elles percevra les revenus du bien ou en aura la jouissance, tandis que l'autre sera seulement attributaire du bien. À la fin de l'usufruit, c'est le nu propriétaire qui pourra recouvrir l'intégralité de la propriété en franchise d'impôt. Il devient alors en d’autres termes le plein propriétaire.

De nos jours, il est possible d'acheter n'importe quelle valeur mobilière en démembrement. Cela signifie en d‘autres termes que pour un fond commun de placement (FCP) ou pour une société d'investissement à capital variable (SICAV), une personne va détenir l'usufruit, sur une durée déterminée au préalable, tandis que l’autre personne va détenir la nue-propriété. 

Cette situation se trouve être encore plus intéressante dès lors que l'usufruitier et le nu propriétaire ne sont pas des personnes physiques mais des sociétés (commerciales ou civiles) qui se portent acquéreur des titres. 

L’opération du montage patrimonial

Ce type d’opération se fait en 2 phases distinctes :

Le chef d'entreprise doit acheter dans son entreprise des valeurs mobilières (FCP, SICAV, SCPI) en usufruit temporaire (10 ans). Cela permettra ainsi de décupler les revenus financiers de l'entreprise. Il faut savoir que l'usufruit d'une valeur mobilière coûte beaucoup moins cher que la pleine propriété mais en revanche procure le même revenu. Par exemple, si le chef d'entreprise achète l'usufruit d'une valeur mobilière à 50 % de sa valeur en pleine propriété, cela va donc aboutir au doublement du rendement interne de sa trésorerie d'entreprise. Il ne fait aucun doute qu’il s'agit là pour le chef d’entreprise, ainsi que pour l’entreprise d'une excellente décision de gestion.

Passons maintenant au niveau de son patrimoine privé. Le chef d'entreprise doit constituer une société civile qui achètera la nue-propriété des valeurs mobilières (FCP, SICAV, SCPI). Notez que dans ce cas, le coût d'acquisition est également beaucoup moins élevé que si le chef d'entreprise avait dû procéder à l'achat des valeurs mobilières en pleine propriété. Dès lors, bien que la nue-propriété de ces valeurs mobilières ne génère aucun revenu pendant plusieurs années, l'opération se révèlera extrêmement fructueuse sur un plan purement patrimonial. En effet, au terme de l'usufruit, c'est la société civile qui va recouvrer la pleine propriété de la valeur mobilière, en franchise totale de droits d'enregistrement ou taxation sur les plus-values.

Il va sans dire que ce type d'opération suppose que la trésorerie de l'entreprise soit bloquée pendant un nombre d'années suffisant.De ce fait, ceci exclut les entreprises ayant un niveau trop faible de trésorerie

Il est possible également d’envisager que l’acquisition des valeurs en nue-propriété, au niveau de la société civile, se fasse au moyen d’un crédit bancaire. Cela se révèle d’autant plus intéressant pour les entreprises qui détiennent déjà un certain nombre d'actifs rapportant des revenus soumis à l'impôt.Dans la mesure, bien évidemment, où le taux d'intérêt est déductible fiscalement des résultats. 

Notez que dans la forme, ce type d'opération financière ne s’éloigne pas trop de la situation classique où la personne en activité doit acheter des murs professionnels dans le cadre d'une société civile immobilière qui les loue à son entreprise exploitante. 

Quelques exemples chiffrés

Mettons-nous dans la situation où le chef d’entreprise achète une part de SCPI en démembrement et que le prix de souscription annoncé soit de 824,50 euros. Le taux de rendement annoncé s'élève alors à 7 %. L'usufruit sur 10 ans vaut ainsi 35 % (288,58 euros).

D’une part, l'usufruitier percevra l'intégralité des revenus, soit un retour sur investissement de 19,8 % par an. Et d’autres part, le nu propriétaire paiera sa part 65 % du prix, soit 535,92 euros.

En supposant que la part entière vaut toujours 824,50 euros dans dix ans, il réalisera alors une plus-value totalement défiscalisée de 53,8 %.

Vous comprenez bien qu’avec de tels chiffres à l’arrivée, vous ne pouvez pas rester insensible à ce type d’opération de montage patrimoniale. Seriez-vous intéressé par ce genre d'opération ?



Vous avez un besoin en trésorerie ? Fabrice vous répond ! 


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