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Créer une entreprise sans connaissance juridique, c’est possible ?

Mis à jour le 21 novembre 2021

La création d’une entreprise est souvent présentée comme un véritable parcours du combattant. Dès lors, est-il bien raisonnable de se lancer dans l’aventure sans disposer d’une bonne connaissance du droit du travail et des – nombreuses – autres réglementations applicables ? Oui, du moins si vous vous montrez rigoureux et appliqué !

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Devenir chef d’entreprise : polyvalence de rigueur

Mieux vaut vous y préparer psychologiquement : en choisissant de devenir le patron d’une PME, et plus encore celui d’une très petite entreprise (TPE), vous devrez assumer simultanément plusieurs casquettes. Dans une structure de taille modeste (artisan, commerçant…), la première compétence du patron est d’abord liée à son activité elle-même et concerne donc son savoir-faire.

Au-delà, cependant, le succès d’une nouvelle affaire sera lié à votre capacité à vous démultiplier pour assumer différentes tâches, parfois assez techniques : le recrutement et la gestion de salariés imposent ainsi un minimum de connaissance du code du travail et du système français de protection sociale. L’analyse du bilan de l’exercice, de même, sera d’autant plus facile que vous comprenez les bases de la comptabilité. Quand bien même enfin vous auriez le « sens commerçant », quelques notions de marketing ne seront jamais de trop pour grignoter de nouvelles parts de marché !

Contacter les structures spécialisées

Tous les jours, de nouveaux entrepreneurs choisissent de se lancer dans l’inconnu sans forcément avoir un diplôme de juriste en poche ni des connaissances pointues en matière de droit fiscal des sociétés. Tous ces jeunes créateurs, fort heureusement, peuvent compter sur l’appui et les conseils de structures spécialisées conçues pour les accompagner dans cette première phase critique.

Les différentes chambres professionnelles, en particulier, ont en charge le suivi et l’enregistrement des entreprises qui relèvent de leur domaine de compétence, mais aussi l’accompagnement et l’information des chefs d’entreprises. Selon votre situation, vous pourrez ainsi vous adresser en priorité à votre chambre de commerce et d’industrie (CCI), à la chambre des métiers et de l’artisanat ou encore à la chambre d’agriculture. Ces différentes institutions jouent un rôle précieux pour orienter les jeunes entrepreneurs qui se sentiraient perdus, et notamment pour les guider vers le statut d’entreprise le plus approprié (SARL, SAS, entreprise individuelle…).

Au niveau national, l’agence pour la création d’entreprise (APCE) peut également s’imposer comme une ressource précieuse.

Avocats et experts-comptables

Si vous estimez manquer des connaissances de base pour vous lancer mais que vous disposez d’une bonne surface financière, le recours à un avocat d’affaires peut être un choix judicieux pour faire reposer votre nouvelle entreprise sur de bonnes bases. L’avocat sera notamment le professionnel le plus sûr et le plus adapté pour procéder à la rédaction des statuts de l’entreprise. Il saura également vous assister en cas de litige avec l’administration fiscale et sociale, ou encore en cas de litige avec un ex-salarié devant les prud’hommes.

L’expert-comptable, comme son nom ne l’indique pas, possède une compétence qui va bien au-delà de la vérification et de certification des comptes de l’entreprise. Souvent très bien inséré auprès de nombreuses entreprises du tissu économique local, il peut s’avérer un interlocuteur de choix pour vous guider dans les premières étapes de création de l’entreprise sans commettre une erreur préjudiciable.

Suivre des formations

Les formations professionnelles ne sont pas réservées aux seuls salariés. Que ce soit dans le cadre d’une création d’entreprise pendant une période de chômage ou encore au titre de votre droit individuel à la formation, vous pouvez demander à suivre un module de formation spécial « chef d’entreprise » auprès d’un centre agréé.

Ces modules, qui peuvent s’étendre sur plusieurs semaines voire plusieurs mois, abordent tout le panel des compétences qui seront utiles au futur chef d’entreprise : gestion, ressources humaines, droit du travail, droit social, fiscalité… En prenant le temps de suivre une formation de ce type avant la création de votre entreprise, vous vous donnerez les meilleures chances de survivre et de prospérer !


Pour être serein du point de vue juridique, faites vous accompagner, comme ces 2 créateurs.


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