L’effet de richesse

Seul un effet de richesse particulier est étudié ici : celui, également nommé effet Keynes, dû à la relation inverse entre prix d’un titre et taux d’intérêt.

L’effet de richesse est complémentaire des deux effets précédents : l’impact d’une variation de taux sur la dépense globale dépend aussi du patrimoine déjà constitué par les agents privés, c’est-à-dire du niveau et de la structure de leur richesse nette. Cet effet s’analyse donc dans une optique de stocks et non plus en termes de flux comme pour les effets de substitution et de revenu.

Une augmentation des taux d’intérêt entraîne des moins-values sur les actifs financiers au sens étroit et diminue la valeur du patrimoine des agents.

Il est à noter que la perte en capital peut provoquer une réduction de leurs dépenses, c'est-à-dire de leur consommation de biens et services. Cet effet sera d’autant plus prononcé que le portefeuille des agents économiques sera important.

C’est dans cette optique que la crainte d’une récession à la suite du crack d’octobre 1987 reposait largement sur le postulat que cet effet de richesse allait entraîner une diminution importante de la demande globale. Un effet à l’origine du déséquilibre macro-économique observé (sphère réelle et sphère financière).

 

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