Amélioration et optimisation de la gestion de trésorerie en entreprise

Amélioration et optimisation de la gestion de trésorerie en entreprise

Création d'entreprise • Publié le mercredi 20 février 2013, mis à jour le jeudi 4 octobre 2018

Même si la trésorerie est à la base de l’activité, de la productivité et de la durabilité de l’entreprise, certains entrepreneurs ont tendance à la négliger. Si tel est le cas, il est crucial de déléguer sa gestion à des professionnels chevronnés qui assureront un pilotage quotidien nécessaire au maintien de l’équilibre financier de l’entreprise. Quelles sont donc les pratiques à développer pour une optimisation de la gestion de la trésorerie ? Quels sont les points cruciaux permettant d’améliorer la rentabilité, l’activité et le financement de la trésorerie ?

Facteurs prédominants pour une bonne gestion de la trésorerie : 

Une bonne gestion de la trésorerie implique d’être capable de calculer le montant des fonds de roulement nécessaires au cycle de l’exploitation de l’entreprise et de maintenir les liquidités équivalentes accessibles au niveau des comptes bancaires.

Pour faire face aux engagements financiers de l’entreprise, il importe de bien calculer ses besoins en fonds de roulement pour fixer les financements requis et les échéances dont il faudra tenir compte pour ses factures et ses rentrées d’argent. Une bonne gestion de trésorerie implique de la faire tendre à zéro. Les excédents seront placés à plus ou moins long terme pour les faire fructifier. Les paramètres sur lesquels il vous faudra ainsi être vigilant sont les suivants :

  • Chiffre d’affaires et impact sur la trésorerie : tout bon gestionnaire vous le dira, un chiffre d’affaires colossal ne va pas toujours de paire avec une trésorerie parfaitement tenue. L’augmentation de l’un ne génère pas automatiquement l’amélioration de l’autre. Plus vous avez un chiffre d’affaires important, plus vous aurez besoin de financements et moins votre trésorerie sera stable. Pour y remédier, il vous faudra soit négocier des financements à court terme avec votre banquier, soit augmenter les capitaux permanents.

  • Besoin en fonds de roulement et impact sur la trésorerie : une fois que vous avez bien calculé votre besoin en fonds de roulement, il s’agira de surveiller son évolution à la hausse ou à la baisse et de le moduler à une moyenne restreinte. Les réflexes à acquérir sont de diminuer les créances des clients et de baisser les stocks. Tous les acteurs de l’entreprise doivent être impliqués dans ces décisions pour une identification des besoins et des axes de financement sur lesquels se focaliser.

  • Financement et impact sur la trésorerie : contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’autofinancement n’est pas la solution la plus judicieuse pour une société. On pourrait être tenté d’économiser les frais inhérents à un emprunt, or ce choix n’est pas optimal. Il serait plus avantageux de recourir à des crédits à moyen ou long terme pour une meilleure rentabilité de la trésorerie. Les capitaux propres ou les excédents de trésorerie sont plus avantageux à placer surtout lorsque les taux de placement sont supérieurs aux taux d’emprunt.

  • Rentabilité et impact sur la trésorerie : une véritable politique commerciale doit permettre de définir le seuil de rentabilité d’une entreprise et les moyens de l’atteindre. Des pertes sèches peuvent s’accumuler durant l’activité en raison de l’absence de contrôle et de prévision des charges, il en découle alors une incapacité de réaliser des bénéfices. Ces pertes conduisent inévitablement à une diminution des capitaux et une dégradation des fonds de roulement et donc de la trésorerie. Dans ce cas, il faut recourir à une augmentation de capital pour rétablir la balance des fonds propres.

Quels sont les intérêts de placer sa trésorerie ?

Une gestion rigoureuse et optimale de la trésorerie implique en plus d’une balance nulle, des placements fructueux à plus ou moins long terme.

Pour le choix de ces derniers, il est d’abord indispensable de définir les besoins de l’entreprise en termes de disponibilités des fonds et de rendement. La crise ayant considérablement affecté les taux, il est crucial de bien réfléchir à comment placer sa trésorerie.

Si une trésorerie négative engendre des coûts dont il faudra s’acquitter (agios, frais…), une trésorerie positive rapporte peu à l’entreprise. Ceci pourrait ainsi motiver le placement de sa trésorerie que ce soit pour un investissement, un financement ou une rémunération.

Ainsi, le surplus de trésorerie pourrait être employé à générer des intérêts. Pour ce faire, il faut jouir d’une visibilité sur les transactions futures de l’entreprise pour éviter tout mauvais calcul. Pour penser au placement, l’entreprise doit disposer d’un solde suffisant pour son cycle d’exploitation tout en pensant à garder une marge de sécurité.

Pour choisir les placements qui correspondent le mieux à la situation de l’entreprise, il s’agit pour cette dernière de définir l’emploi qu’il en sera fait. En effet, pour percevoir des produits financiers, il est judicieux de placer sur du moyen terme alors que s’il s’agit juste d’une épargne de sécurité ou une mesure préventive, mieux vaut garder ses liquidités disponibles. Pour des placements de trésorerie à court terme, il est commun d’avoir recours à des comptes courants rémunérés, des certificats de dépôt négociables ou des fonds de trésorerie.

On peut citer les SICAV monétaires ou les livrets d’épargne. Une autre alternative possible est celle decontracter une assurance vie permettant une grande disponibilité et flexibilité des fonds et rapportant relativement bien.

Si vous voulez placer pour une durée et un taux préalablement fixés, il existent les DAT (Dépôts à Terme) qui vous garantissent un taux fixe et la récupération de votre capital initial majoré des intérêts. Pour plus de souplesse, les OPCVM (Organismes de Placement Collectif de Valeurs Mobilières) permettent d’affiner le montant de vos placements et offrent une performance indexée sur l’évolution des taux du marché.

Pour des placements à moyen terme, il existe des comptes à terme et dépôt à terme à un taux fixe et pour une durée minimale de placement d’un mois. Autre alternative, les bons à moyen terme négociables pour des durées de placement plus longues et supérieures à un an. L’autre choix réside dans les obligations courtes qui sont un peu moins garanties mais mieux rémunérées et avec une durée minimale de placement d'un an.

Pour ces décisions cruciales, il est important de se faire accompagner dans ses choix par les experts de sa société ainsi que par les professionnels concernés, quel est donc votre avis ?

Vous avez un besoin en trésorerie ? Fabrice vous répond ! 


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