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Le crowdfunding : une alternative aux financements traditionnels

Publié le vendredi 20 février 2015
Une récente étude de l’Institut Think vient confirmer l’engouement des Français et des dirigeants de TPE/PME pour le financement participatif. Même si dans un avenir proche, il ne remplacera pas le monde bancaire, le crowdfunding est promis à un fort développement.
Le crowdfunding (financement par la foule en anglais), appelé également financement participatif chez nous, permet à des particuliers de financer des porteurs de projets par l’intermédiaire d’une plateforme Internet.
Le pionnier de ce marché, la plateforme américaine Kickstarter, qui a jusque-là vu transiter par ses services 1,2 milliards de dollars (pour un marché global estimé à 5 milliards de dollars), a principalement permis de financer des chanteurs, des expositions ou des produits technologiques. Mais ces dernières années, le financement participatif a gagné tous les secteurs, de l’économie à la politique avec le financement de la dernière campagne de Barack Obama aux USA par le grand public à hauteur de 150 millions de dollars.


1 Français sur 2 disposé à prêter de l’argent à une TPE/PME via le crowdfunding

A l’occasion de la parution du sondage « Les Français, leurs entrepreneurs et le crowdfunding » mené par l’Institut Think et co-commanditée par Le salon des Entrepreneurs, Lendopolis et l’Ordre des Experts Comptables, Petite-Entreprise.net s’est penché sur ce phénomène encore récent mais dont le développement semble en faire une alternative de plus en plus crédible aux techniques de financement traditionnelles des TPE/PME.
La récente étude menée par l’Institut Think est venue confirmer l’engouement des Français pour le crowdfunding comme solution de financement des besoins de TPE/PME. En effet, elle révèle que près d’un Français sur deux (47 % des 1 016 répondants particuliers de l’étude) serait disposé à prêter de l’argent à une TPE/PME par l’intermédiaire d’une plateforme de crowdfunding, de façon certaine pour 10 % d’entre eux, de façon « probable » pour les 37 % restants. Ce qui pourrait représenter par extrapolation à l’ensemble de la population française majeure 24 millions de prêteurs potentiels estimant pouvoir consacrer à cet investissement en moyenne 3 166 € (sur la base d’un rendement entre 4 et 10 %), soit un financement global potentiel des besoins des TPE/PME de 75 milliards d’euros (« dont 16 milliards d’euros « certains » ».)
De l’autre côté un tiers (33 %) des 317 dirigeants de TPE/PME interrogés se sont déclarés intéressés par l’alternative que représente le crowdfunding (dont 15 % de façon certaine), pour financer un besoin moyen de 106 302 €. Soit par extrapolation aux 800 000 TPE/PME françaises un besoin en financement potentiel de 86 milliards d’euros, dont 38 milliards d’euros « certains ».


Un cadre réglementaire qui a mis fin au monopole bancaire

Le crowdfunding comme levier de financement des TPE/PME semble promis à un bel avenir, néanmoins le cadre réglementaire actuel mis en place au 1er octobre 2014 sur la base des mesures initiées fin mai 2014 limite pour le moment la somme pouvant être prêtée par un particulier à 1 000 € par personne et par entreprise.
Il a néanmoins permis la création des statuts de Conseiller en Investissement Participatif (CIP) et de Prestataire de Services d’Investissement (PSI) qui offrent aujourd’hui la possibilité à une entreprise de lever (facilement) jusqu’à un million d’euros de capital par l’intermédiaire d’une plateforme d’equity-crowdfunding. Celle du statut d’Intermédiaire en Financement Participatif (IFP) permet lui aux entreprises d’obtenir un prêt à hauteur d’un million d’euros également auprès d’une plateforme de crowdfunding-prêt/crowdlending (pour rappel il existe 4 branches de crowdfunding : l’equity, le prêt, le don et le don pour don).
Ce dernier statut a mis fin au monopole bancaire et a permis le développement de plateformes comme Lendopolis, Finsquare et Unilend dédiées au financement des TPE/PME.


1 000 milliards de dollars par an sur les plateformes de crowdfunding d’ici à 2020 ?

La manne financière qu’il représente pour les plateformes (qui prennent des commissions de 5 à 12 % des sommes récoltées), et l’opération de communication qu’il peut représenter pour un créancier, semblent eux aussi pointer dans le sens de son développement. En atteste à la fois la multiplication des plateformes et les différents rapprochements observés récemment entre acteurs traditionnels de la finance et plateformes de crowfunding, tels que celui récemment réalisé entre par Groupama et Unilend ou la prise de participation de H2O Participations dans Finsquare et qui prévoit la création d’un fonds de 150 millions d’euros aux TPE/PME présentes sur la plateforme.
Si le magazine Forbes a estimé récemment à 1 000 milliards de dollars par an le montant des sommes transitant par les plateformes de crowdfunding à l’horizon 2020, il ne remplacera dans un avenir proche ni les banques (il y avait 420 Milliards d’euros d’encours de crédits pour les seules PME à fin 09/2014), ni les investisseurs en fonds propres, mais a le mérite d’offrir une alternative à des chefs d’entreprises qui ne sont pas toujours suivis par les acteurs de la finance traditionnelle.
Les services de Petite-Entreprise.net ont ainsi reçu près de 230 demandes de TPE souhaitant se faire accompagner dans leur recherche de financement au mois de janvier 2015.

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