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71% des entreprises créées en 2010 sont encore actives 3 ans après !

Publié le lundi 6 juillet 2015
Récemment, l’INSEE a publié les résultats d’une étude sur la pérennité des entreprises créées en 2010, soit juste après la crise qui a secoué l’économie française. Le bilan est positif et l’étude établit les facteurs déterminants de pérennité à 3 ans. Le point par Petite-entreprise.net.

Le cru 2010 plus résistant que le cru 2006

C’est le premier enseignement de l’étude de l’INSEE : la pérennité à 3 ans des entreprises créées en 2010 est supérieure à celle des entreprises créées en 2006. 66% pour 2006 contre 71% pour 2010. On retrouve cette robustesse supérieure dans le risque de cessation d’une année sur l’autre : il est de 12% pour les entreprises nées en 2010 alors qu’il a atteint 16% (pour la troisième année), pour les entreprises nées en 2006.
La principale cause de cette différence vient évidemment de la crise. Les entreprises créées en 2010 arrivent sur le marché juste après cette dernière tandis que les entreprises créées en 2006 ont été frappées de plein fouet par la crise au moment le plus critique de leur développement : sur la 2ème et la 3ème année.

Les sociétés favorisées par rapport aux entreprises individuelles

Voilà une information qui doit être prise pour ce qu’elle est : une corrélation, non une causalité. En effet, ce n’est pas parce que l’on crée une société plutôt qu’une entreprise individuelle que l’on est pérenne. Néanmoins :

  • Les entreprises créées en société sont généralement plus solides et sont portées par un projet robuste et précis : seuls les porteurs de projets étant certains de pouvoir supporter les charges élevées de création et de gestion d’une société… créent une société. Quand un porteur est moins sûr de son projet, il crée plutôt une entreprise individuelle.
  • La société permet une gestion plus fine des impôts, des charges sociales et du budget global de l’entreprise, évitant ainsi plus facilement les erreurs d’appréciation et maîtrisant les charges : les dirigeants de société ne paient des cotisations sociales et des impôts que sur leur rémunération effective et peuvent ainsi faire des réserves pour l’investissement.
  • Dans certains secteurs, le format société rassure les clients et permet ainsi de développer plus rapidement et facilement son chiffre d’affaires.

Enfin, il faut prendre en compte le fait que le régime d’auto-entrepreneur a été créé en 2009. Il est donc possible qu’une partie des entreprises créées en 2010 soient issues d’une période d’essai réalisée comme auto-entreprise en 2009 (les auto-entreprises ne sont pas prises en compte dans les statistiques de l’étude).

L’investissement comme facteur de pérennité

Il ressort de l’étude de l’INSEE que plus l’investissement initial est élevé, plus les chances d’être pérenne à 3 ans sont élevées. Ici encore, il faut pouvoir lire cette donnée de plusieurs manières :

  • Un investissement élevé garantit un financement convenable du besoin en fonds de roulement (BFR) et assure une trésorerie de départ conséquente, indispensable pour permettre la pérennité.
  • Les projets financés avec moins de 4 000€ sont généralement plus fragiles.
  • Inversement, les porteurs de projet investissant plus de 40 000€ s’appuient sur un business plan extrêmement solide à la fois pour sécuriser l’investissement et pour convaincre les banquiers. Il est donc cohérent que ces entreprises connaissent une plus grande pérennité à 3 ans (le record de pérennité est détenu par les entreprises ayant demandé un investissement initial supérieur… à 160 000€ !)

Formation et expérience boostent la pérennité

Cette information n’a rien d’une surprise mais l’étude le confirme : plus le niveau de formation et/ou l’expérience professionnelle du créateur dans le domaine d’activité de l’entreprise créée sont élevés et plus le taux de pérennité à 3 ans l’est aussi.

Les secteurs les plus robustes

Enfin, l’étude révèle que la santé, l’industrie, le transport et le service aux entreprises sont en tête des domaines d’activité qui connaissent les taux de pérennité les plus élevés. Le commerce et le bâtiment en revanche, sont les plus mal lotis.

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