Les sociétés d’investissement à capital variable (SICAV)

Création d'entreprise • Publié le mardi 4 février 2014, mis à jour le vendredi 22 mai 2015
Les sociétés d’investissement à capital variable (SICAV)

Les SICAV font partie des placements de trésorerie préférés des entreprises et des entrepreneurs mais leur fonctionnement est souvent mal connu. On fait généralement confiance à son banquier en négligeant que ce dernier a tout intérêt à placer certains produits plutôt que d’autres, parfois au détriment de l’épargnant. Petite-entreprise fait le point sur les SICAV, leur fonctionnement et les différents types de SICAV.

SICAV : définition

Les SICAV sont des Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPVCM). C’est-à-dire qu’il s’agit de sociétés anonymes (SA), au capital minimal de 8 millions d’euros, contrôlées par un commissaire aux comptes, agréées par l’autorité des marchés financiers (AMF) (qui contrôle les acteurs de la finance pour s’assurer de leur respect des réglementations en vigueur et de leur bonne gestion) et qui gèrent un portefeuille collectif « d’instruments financiers », c’est-à-dire des actions, des obligations, etc.

Les SICAV sont gérées par des professionnels qui utilisent leurs actifs pour acheter et vendre, en fonction du marché, des titres, des actions, des obligations, etc.

Quand on investit dans une SICAV, on achète en réalité des actions d’une SICAV. D’une part, donc, la valeur de l’action dépend de la valeur des actifs de la société. D’autre part, la rémunération du placement est donc liée à la performance de la société dans sa gestion du portefeuille d’instruments financiers.

Quels sont les différents types de SICAV ?

Il existe 4 types de SICAV qui déterminent la composition des titres et, du même coup, à la fois la rentabilité et la sécurité des placements des épargnants :

  • Les SICAV actions : les SICAV en actions sont généralement choisies pour obtenir une excellente rentabilité à long terme (plus de 5 ans, voire 10 ans). La volatilité est forte (c’est-à-dire la variabilité de la valeur des actions au cours du temps) et la rentabilité se mesure sur le long terme. Le risque est élevé.

  • Les SICAV obligations : les SICAV en obligations sont, généralement, les placements les plus sûrs et offrent une rentabilité moyenne et relativement constante à moyen et long terme.

  • Les SICAV diversifiées : comme leur nom l’indique, les SICAV diversifiées sont composées de différents types de placements de manière à obtenir un excellent compromis risque/rendement. Une partie du portefeuille est sûr (en obligations), l’autre plus risqué (en actions).

  • Les SICAV monétaires (également appelées SICAV de court terme, ou de trésorerie) : les SICAV de trésorerie sont des placements à court terme composés d’actions et d’obligations mais sélectionnés pour leur rendement à court terme. Le rendement est aujourd’hui assez faible sur ces produits.

Quelle est la différence entre SICAV actions et SICAV obligations ?

  • Actions : vous percevez des dividendes liés aux résultats de l’entreprise

Le risque des placements en actions est que, dans le cas éventuel d’une faillite de l’entreprise, les chances de se voir indemnisé pour les actions détenues est extrêmement faible.

  • Obligations : l’obligation est en quelque sorte une part de la dette d’une entreprise.

En effet, le principe est que, pour investir, l’entreprise emprunte de l’argent sur les marchés. Quand vous détenez une obligation, c’est que votre argent a été prêté à cette entreprise. Il s’agit donc d’un titre de créance. Vous n’êtes pas actionnaire, mais créancier de l’entreprise. Aussi, contrairement à l’action, l’obligation est rémunérée sur un taux fixé par avance et ne dépend donc pas des résultats de l’entreprise obligataire.

En ceci, l’obligation est généralement peu rentable (son rendement est celui du taux de l’OAT 10 ans ; soit environ 2,19% par an en 2014) mais extrêmement sûre.

Néanmoins, depuis la crise financière de 2008, le rendement de certaines obligations a explosé… en fonction du risque de ces obligations. Par exemple, les obligations des États européens considérés comme en situation fragile (Grèce, Espagne, Italie) ont des taux très élevés.

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