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La micro-entreprise : est-ce pour vous ?

Publié le jeudi 24 janvier 2013, mis à jour le jeudi 4 avril 2019
La micro-entreprise est un régime fiscal simplifié et allégé en formalités. Il se prédestine aux entrepreneurs individuels qui se voient offrir un calcul forfaitaire de leurs charges ainsi qu’une exonération de TVA. Attention cependant, malgré ces facilités apparentes, ce régime ne convient pas à tout le monde.

Le régime micro convient-il à toutes les petites entreprises ?

Le régime micro-entreprise  offre une réduction considérable des obligations comptables et financières des entrepreneurs individuels. Sachez donc qu’il peut se révéler fort intéressant pour démarrer votre activité. Cependant, il peut s’avérer non adapté si vous espérez vous développer et évoluer vers le statut société. Selon le code général des impôts, le régime micro-entreprise est réservé aux entreprises individuelles dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas :

  • 81 500 euros HT pour les exploitants spécialisés en vente de marchandises (objets, fournitures, denrées…) ou de logements
  • 32 600 HT pour les autres prestataires de service relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non commerciaux (BNC).

Limites, inconvénients et pièges de la micro-entreprise  

En dehors des nombreuses facilités permises par le régime « micro » , tâchez de rester vigilant quant aux inconvénients. Sachez que même si vous ne facturez pas la TVA, vous ne pouvez pas récupérer la taxe payée sur vos achats. Cela n’est aucunement avantageux si vous avez des investissements importants à prévoir.

Sachez également qu’il sera impossible de déduire de votre revenu global le déficit potentiellement enregistré par votre activité.

Si vous lancez votre micro-entreprise, n’oubliez pas que vous ne pourrez pas bénéficier du crédit de départ au titre des stocks et immobilisations.

L’abattement forfaitaire sur vos frais et charges peut pénaliser l’entrepreneur que vous êtes. En effet, pour des investissements lourds (achat de locaux), l’amortissement réel des biens peut être supérieur à l’abattement forfaitaire pratiqué. Dans ce cas, il vous sera plus avantageux d’opter pour un régime réel d’imposition. Sachez qu’au-delà de la phase de démarrage de votre activité, vous aurez tout intérêt à anticiper sur le passage vers un régime réel d’imposition, particulièrement si votre augmentation de chiffre d’affaires doit dépasser le micro BIC ou BNC.

En somme, on peut dire que le régime « micro » peut simplifier la vie de l’entrepreneur pour les activités à chiffre d’affaires peu élevé et ne nécessitant pas de gros investissements initiaux.

Cependant, petite-entreprise.net attire votre attention sur la nécessité de basculer vers un autre régime une fois que vous aurez développé votre activité.

Et vous, avez-vous été confronté à ce cas de figure et pour quoi avez-vous finalement opté ? 

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