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Les méthodes d’évaluation d’entreprise par leur rentabilité

Publié le 7 avril 2015

Nombreux sont les entrepreneurs qui, à un moment ou à un autre, vont être confrontés aux problématiques de la cession d’entreprise. Volonté de changer d’air, départ en retraite, opportunité financière, les raisons sont nombreuses qui peuvent pousser un entrepreneur à vendre son entreprise. Mais une chose est sûre : la cession doit se faire au juste prix. Les méthodes de rentabilité sont des méthodes d’évaluation des entreprises sur leur rentabilité supposée. Explications.

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Méthodes de rentabilité : les bases

Les méthodes d’évaluation de l’entreprise par la rentabilité permettent de donner une vision de l’entreprise pour en fixer un prix de cession. Mais il ne s’agit là que d’une vision très partielle de l’entreprise qui doit être pondérée par d’autres facteurs de manière à établir un prix de vente juste (d’un point de vue éthique et économique) et pertinent. Pour autant, ces méthodes sont assez efficaces, notamment pour évaluer le prix de vente d’une petite entreprise de moins de 5 salariés.

La base en est le résultat typique de l’entreprise (ou considéré comme tel). Ce résultat typique peut être passé (et donc observable) ou futur (et donc extrapolé). Notons-le Rtyp.

Cette base est valorisée par un taux d’actualisation qui tient compte d’un éventuel risque (une sorte de marge d’erreur). Notons-le i.

On obtient donc simplement la valeur de l’entreprise (notons-la VE), par le calcul suivant :

VE = Rtyp/i

Valeur de l’entreprise = Résultat typique de l’entreprise / Taux d’actualisation

Questions de définitions : résultat et taux d’actualisation

Si la formule de base permettant en théorie de calculer la valeur d’une entreprise à partir de sa rentabilité paraît facile, il n’en va pas de même des indicateurs. En effet, comme estimer le « résultat typique » d’une entreprise ? Pire : comment évaluer le taux d’actualisation ? Ces deux éléments auront en effet l’un comme l’autre un impact direct sur le prix de cession de l’entreprise alors même que leur détermination est pour le moins problématique.

On peut estimer que l’excédent net d’exploitation est un bon étalon de la valeur d’une petite entreprise. Et pour cause puisqu’il s’agit de la richesse que l’entreprise est capable de créer annuellement. En outre, l’ENE ne tient pas compte d’éventuelles dettes. L’ENE est donc un indicateur indépendant de la situation financière de l’entreprise : il renseigne sur ses performances, ses capacités à produire un résultat.

Reste la question du coefficient à appliquer à cette valeur. En réalité, le coefficient multiplicateur (la formule précédente fait état d’une division, mais peut être convertie facilement puisque « i » est un pourcentage. Ex : VE = 15 000/20% = 15 000 x 5 = 75 000) est représentatif de la durée nécessaire à l’amortissement de l’investissement pour l’acheteur. Ainsi :

  • un coefficient faible (moins de 3) suppose que l’acheteur peut rentabiliser son achat en moins de 4 ans : c’est le signe d’une entreprise malade ou présentant un risque de baisse de résultat après cession.
  • un coefficient élevé, supérieur à 6, suppose une durée d’amortissement de plus de 9 ans : l’entreprise cédée est extrêmement solide et/ou elle promet une augmentation du résultat qui conduira à réduire la durée d’amortissement.

 

En France, la moyenne des cessions d’entreprises s’effectue avec un coefficient multiplicateur de l’ENE de 4 ou 5, soit un amortissement en 6 à 8 ans.

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