L’évaluation du rendement de l’innovation : les déterminants de la recherche et du développement

Pour toute entreprise, la décision de faire de la recherche, et le montant qui y sera investi, sont fortement dépendants de plusieurs facteurs.

Dans ce cadre, il est à noter que le capital recherche et développement est fonction de la taille de l’entreprise, de sa part de marché et de sa diversification.

L’effet de la taille se justifie par l’existence de coûts fixes irrecouvrables de recherche et développement, qui favorise les grandes entreprises dans cette activité de recherche, notamment en raison de leur plus grande surface financière. En effet, les grandes entreprises amortissent leurs dépenses de recherche et développement sur un plus grand nombre d’unités vendues.
 
En revanche, la part de marché a un effet plus ambigu : d’une part, en présence d’appropriation parfaite, les entreprises en place ont moins intérêt à innover que les autres, et d’autre part, le pouvoir de marché n’est que temporaire et sert, en fait, à financer l’innovation et à la stimuler par la volonté de maintenir ou d’acquérir une situation de monopole.
 
L’effet de la diversification repose, quant à lui, sur la plus grande facilité qu’auraient les entreprises diversifiées à trouver un débouché à leurs innovations. Elles peuvent aussi répartir leurs coûts fixes de recherche sur un plus grand nombre de projets d’innovations que les autres entreprises.
 
Comme déterminants de l’activité d’innovation s’ajoutent des déterminants propres à l’environnement des entreprises.

On distingue l’impulsion du marché (demand pull) et la poussée de la technologie (technology push) qui jouent simultanément un rôle dans la promotion de l’innovation au sein des entreprises.

Selon la première conception, que l’on doit à Schmookler (1966), les besoins des consommateurs sont à l’origine du développement des nouveaux produits et procédés. Les services liés à la clientèle et la croissance anticipée du marché stimuleraient alors l’innovation.
 
Selon la seconde conception, que l’on doit à Rosenberg (1974), la dynamique propre de la technologie inciterait à développer de nouveaux produits et procédés. L’innovation résulterait ainsi de la capacité des services d’études techniques à exploiter les connaissances sur lesquelles reposent les produits et les procédés de l’entreprise.
Ainsi, selon les conditions de demande et les conditions technologiques propres à chaque activité, les entreprises n’investiront donc pas les mêmes montants en recherche.

Il est à noter que l’avantage de cette mesure par la demande et par la technologie, est qu’elle permet de repérer les différences de pression du marché et de poussée de la technologie au sein de chaque entreprise.

 

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