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Comment mieux s’occuper de sa trésorerie ?

Publié le vendredi 11 avril 2014, mis à jour le mercredi 14 juin 2017

Le suivi de la trésorerie est essentiel pour assurer la pérennité et la rentabilité de l’entreprise aussi bien que le développement de son activité. Ainsi, contrôle et optimisation de gestion doivent être des priorités pour le maintien d’une balance de trésorerie se rapprochant le plus de zéro. Il ne suffit donc pas pour cela de se contenter d’une consultation fréquente de ses comptes bancaires ou de s’assurer de la situation créditrice de ces derniers auprès de votre banquier. Quels sont donc les points importants pour une meilleure gestion de trésorerie ? Et sur quoi faut-il reporter son attention pour ne pas être dépassé par les difficultés de trésorerie ?

Leviers et flux financiers de la trésorerie ?

La recherche et le maintien de liquidité est un des objectifs fondamentaux à atteindre par une gestion optimale de trésorerie. Des paramètres comme les fonds de roulement (FR), les besoins en fonds de roulement (BFR), les capitaux et fonds propres, les crédits à plus ou moins long terme, le poste clients, les stocks et les crédits fournisseurs et autres dettes, vont prédéterminer l’équation comptable de base qui régit l’équilibre financier de la trésorerie. Tous ces facteurs sont ainsi inter reliés entre eux pour contribuer à maintenir des liquidités suffisantes pour assurer le cycle d’activité de l’entreprise et lui permettre de faire face à ses échéances.
 
Ainsi, rappelons que l’équation fondamentale en gestion de trésorerie se résume sous la forme :
 
Trésorerie= FR-BFR
 
Ce qui revient à dire que tous les besoins financiers inhérents à un cycle d’exploitation (Poste client+Stocks-Crédits fournisseurs) qu’on soustrait des capitaux permanents et accessibles (capitaux et fonds propres, crédits divers) nous donnent la résultante trésorerie.
 
En somme, nous pouvons dire que pour bien s’occuper de sa trésorerie, il importe de le faire pour ses BFR. Une sous estimation des BFR ou un manque de financements pour les constituer pourrait générer un sérieux déséquilibre au niveau de la trésorerie.
 
Il est donc crucial de suivre de près les variations de ses BFR pour assurer et maintenir la bonne santé de l’entreprise. Pour ce qui est de ces dernières, en fonction de leur BFR, on distingue deux sortes d’entreprises.
 
Il y a ainsi celles à BFR négatif dont l’activité génère plus de ressources que les besoins et celles à BFR positif dont les besoins financiers sont assez conséquents et qui représentent la majeure partie des entreprises. Pour ces dernières, une gestion active du BFR permet de rétablir l’équilibre financier de la trésorerie.
 
Les tableaux des flux financiers établis lors de l’arrêté annuel des comptes et détaillant les divers emplois et ressources, permettent de mettre en évidence l’impact des leviers préalablement cités sur les fluctuations de trésorerie.
 
Ils permettent de mettre le doigt sur les raisons ayant conduit à la variation de la trésorerie au cours de l’exercice et incitent à déclencher les solutions adéquates pour remédier à ces décalages ou déficits. Il serait d’ailleurs plus judicieux d’élaborer ces tableaux de flux financiers de façon plutôt mensuelle afin de déceler rapidement les zones de faiblesses et ne pas laisser les lacunes s’accumuler au fil des mois.
 

Difficultés de trésorerie à gérer

Il existe des difficultés de trésorerie communément répandues dans les structures et chez les entrepreneurs. Il est bien important de les connaître pour les éviter, savoir y faire face ou les amortir. Les problèmes de trésorerie les plus classiques sont donc :
 
  • Une forte croissance : une augmentation de l’activité de vente va de paire avec une augmentation du BFR, ce qu’il ne faut donc pas oublier de prendre en compte pour ne pas déstabiliser vos prévisions. Il serait donc judicieux de s’orienter vers des crédits à court terme, la mobilisation du poste clients ou la mise en avant des ventes les plus rentables parmi l’ensemble de vos produits ou prestations.
  • Structure financière inappropriée : le développement de votre activité ne sera pas des plus rentables s’il ne repose que sur des fonds propres. Il est parfois plus avantageux de recourir à des crédits ou financements à moyen terme voire parfois à une augmentation du capital.
  • Manque de rentabilité : une fois des pertes sèches accusées, il ne suffit pas de trouver des solutions d’urgence pour les combler. Le plus important, c’est de déterminer exactement les raisons les ayant générés pour mettre en place de véritables stratégies pour rééquilibrer les balances. Ceci est également un gage de contrôle de situation de la part du dirigeant qui retrouve ainsi sa crédibilité auprès de son banquier ou de ses investisseurs pour financer ses investissements futurs.  
  • Variation saisonnière de l’activité : il arrive que suite aux grands moments de rush saisonniers, des périodes de baisse d’activité viennent alourdir les stocks et se répercuter négativement sur la trésorerie. Le meilleur moyen de s’en prémunir, est d’établir des prévisionnels solides et pertinents et de développer une certaine réactivité pour la gestion de ce genre d’évènements conjoncturels.
  • Sous estimation du BFR : si on évalue à la baisse ses besoins financiers et qu’on manque de rigueur pour déterminer les exigences des process de vente, d’achat ou de gestion de stocks, on se dirige inévitablement vers l’impact désastreux sur la trésorerie. c’est pour cela, que les besoins de chaque étape clé doivent être précisément évalués ainsi que leurs répercussions sur l’état de la trésorerie.

Gestion optimale de la trésorerie - gestion par le cash :

Plutôt de mise dans les entreprises de grande envergure, cette gestion par le cash est un peu moins fréquente dans les PME quoiqu’elle y est plus simple à mettre en place.
 
Ce mode de managment par optimisation des flux de liquidités et des ressources sert à engendrer une mesure de génération de trésorerie comme critère d’efficacité.
 
Cette méthode est fructueuse dans certains contextes à condition de prêter attention à  certaines évidences. En effet, pour favoriser le cash, il faut diminuer et restreindre les investissements. Cette politique si elle peut être préconisée à court terme, n’est pas forcément favorable à long terme.
 
Ce mode de gestion nécessite ainsi de mesurer la production de la trésorerie en plus d’un suivi et d’un contrôle du chiffre d’affaire. Il permet toutefois d’assurer un meilleur équilibre entre chiffre d’affaire et trésorerie. Les flux financiers de cette dernière n’en sont que mieux gérés.
 
En somme, il est évident qu’une gestion minutieuse et un contrôle régulier de la situation de votre trésorerie est indispensable à la bonne santé de votre entreprise.


Vous avez un besoin en trésorerie ? Fabrice vous répond ! 


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