Comment calculer son point mort ?

Gestion d'entreprise • Publié le lundi 1 février 2016, mis à jour le vendredi 15 février 2019
Comment calculer son point mort ?
Le point mort d’une entreprise, cet indicateur clé de performance si prisé notamment des financiers (banquiers ou  investisseurs) correspond à la « date » à laquelle une entreprise commence à réaliser du bénéfice grâce à son activité. Directement lié au seuil de rentabilité, le point mort est facile à calculer tant que l’on est capable de calculer ses charges variables ! Explications.

Le point mort : un corollaire du seuil de rentabilité

Rappelons que le seuil de rentabilité est le niveau de chiffre d’affaires à partir duquel une entreprise dégage du bénéfice, car elle a couvert ses charges variables et ses charges fixes. Par exemple, une entreprise qui aurait 100 000€ de charges variables et 30 000€ de charges fixes aurait un seuil de rentabilité de 130 000€. C’est-à-dire que, pour dégager du bénéfice, elle devrait réaliser au moins 130 000€ de CA.

Le point mort correspondant à la date dans l’année (ou plutôt au jour dans l’année fiscale) à laquelle l’entreprise atteint, en théorie, ce seuil de rentabilité.

Aussi, on calcule le point mort de la manière suivante :

(Seuil de rentabilité/CA) x 360

Dès lors :

  • Soit on s’appuie sur le CA prévisionnel : par exemple, pour l’entreprise évoquée ci-dessus, le CA prévisionnel est de 250 000€. On obtient alors un point mort au 188ème jour (187,2 précisément). Ce qui nous donne, si l’activité débute au 1er janvier, le 8 juillet de la même année.
  • Soit on s’appuie sur le CA passé : cela permet de réaliser une analyse a posteriori de l’activité pour la confronter aux prévisions

Point mort et charges variables : un calcul délicat

On le voit, le calcul du point mort en lui-même n’est pas très compliqué. Ce qui l’est un peu plus en revanche, c’est le calcul du seuil de rentabilité qui lui dépend des charges variables. Et ce sont justement ces dernières qui représentent un point problématique :

  • Parce qu’elles sont difficilement prévisibles : sans connaître le volume de production réel, difficile d’évaluer les charges variables, difficile également de prévoir les coûts réels d’approvisionnement, coûts de transport (liés à l’essence notamment), etc.
  • Parce qu’elles ne progressent pas de manière linéaire : une augmentation des ventes peut aussi bien générer une hausse des charges variables (si les coûts restent les mêmes, alors la progression est linéaire ou alors, un surcroît de production/vente implique des heures supplémentaires, dans ce cas, l’augmentation des charges variables n’est pas linéaire) qu’une baisse relative des charges variables (parce que les coûts d’approvisionnement baissent à mesure que le volume augmente par exemple, ou parce que la productivité des salariés augmente jusqu’à un certain point).

Bref, vous le voyez, si elles paraissent simples de prime abord, en réalité, les charges variables dépendent de trop de paramètres généralement non maîtrisés par l’entreprise pour être évaluées à leur juste valeur.

Dès lors, le calcul du point mort reste un indicateur clé de performance important, mais imprécis. Néanmoins, vous aurez besoin de le connaître pour valider ou invalider un modèle économique (pour le lancement d’un nouveau produit, une création d’entreprise, etc.).

Pour vous aider dans le calcul de votre point mort, de votre seuil de rentabilité, de vos charges variables, n’hésitez pas à solliciter l’aide d’un expert-comptable avec notre service de mise en relation.

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